[ACTU COMITE] SABINE AUZET-PEY ELUE AU COMITE DE SKI ALPES PROVENCE

"Je serais vraiment à l’écoute des clubs "

Sabine Auzet-Pey présidente du Provence Ski Club de la station de Chabanon Selonnet dans le 04, nouvelle élue au Comité directeur du CSAP

Sabine AUZET-REY fait partie des trois femmes élues au Comité directeur du CSAP, avec Corinne Rambat et Catherine Panzani, lors de la dernière Assemblée générale qui s’est déroulée le 10 octobre dernier. Premier volet de présentation des ces nouvelles actrices qui comptent œuvrer au sein du Comité et le soutenir.

Cette cinquantenaire originaire de la région de Marseille s’est installée en 1989 à La Javie dans les Alpes de Haute Provence, où elle passait ses vacances. Elle y a rencontré son mari exploitant agricole et a décidé de s’y installer définitivement. Mère de deux jeunes adultes, elle même compétitrice dans sa jeunesse, issu d’un club dit anciennement « citadin », Sabine Auzet-Rey a fondé ce qu’elle appelle « une famille de skieurs ». Très investie dans le milieu associatif, elle fut déléguée départementale pendant 10 ans au sein de l’UFOLEP (1), première fédération française affinitaire multisports, dans laquelle elle s’est occupée de la formation des cadres. Diplômée d’état agent de développement des territoires et des ressources, elle travaille actuellement comme gestionnaire dans une résidence de tourisme

Actuellement présidente du « jeune » club Provence ski Club relié à la station de Chabanon Selonnet dans le 04 et qui entre dans sa 4ème saison, elle milite pour « une pratique de ski accessible à tous ».


Votre parcours professionnel et civique dans une fédération affinitaire a modelé votre façon de gérer le club dont vous avez aujourd’hui la présidence. Quelle est votre vision « politique » de la pratique du ski ?

«Le Provence ski Club est un club familial. Notre politique se situe à la fois entre la compétition et le loisir. Je suis à particulièrement l’écoute des adhérents. Si les gens viennent chez nous, c’est parce qu’ils nous ont vu fonctionner et qu’on leur propose autre chose. Nous ne sommes pas concurrentiels avec les autres clubs, nous sommes complémentaires. Nous avons beaucoup d’idées pour pratiquer des formes variées du ski, le ski de randonnée, le ski nocturne, le télémark…. Les gens sont demandeurs : nous leur proposons aussi une sensibilisation du DVA. Je souhaiterais que l’on développe ce volet sur nos stations locales du 04 et du 05. Lorsque la Fédération a proposé le Pass Neige, je me suis dit « enfin ! On prend en compte la pratique, le niveau, le plaisir, c’est une autre dimension du ski »! Si on veut vraiment développer le nombre de licences au niveau de la FFS, il faut travailler sur cette pratique-là.

C’est très important pour moi et pour les adhérents que notre club fonctionne de façon « collégiale »/ tous les adhérents s’impliquent dans la vie associative. Le club, ce n’est pas moi, je ne suis qu’un petit élément d’un tout. Le volet formation est important. A la dernière Assemblée générale, nous avons voté un budget spécifique dédié à la formation des parents. Un tiers de nos adhérents ont reçu une formation d’accompagnant pour pourvoir s’impliquer sur le terrain. Nous avons signé des conventions pour nos jeunes U18 leur permettant d’accéder aux formations des métiers de la montagne, par exemple pour être des aides-pisteurs pendant les vacances scolaires, ils vont travailler avec la station un peu comme des patrouilleurs. On fait de la compétition mais pas que ça. Nous nous n’avons pas d’obligation de résultat pour les jeunes. Le seul résultat, c’est quand un jeune a fait son tracé et arrive en fin de course, qu’il ait le sourire, qu’il ait donné le meilleur de lui-même. C’est le bien-être du jeune qui importe ».


Quelle motivation vous a poussé à déposer votre candidature au Comité ?

« J’ai su que le Comité cherchait des candidates femmes pour compléter son équipe. Je me suis dit, pourquoi pas ? Je ne pensais pas être élue, franchement. A l’époque du circuit citadin, je participais aux commissions, je connais déjà bien certain élus. J’ai un côté militant ; pour moi, le ski doit être accessible au plus grand nombre, et surtout, qu’on ne perde pas de vu le plaisir dans la pratique. J’ai parallèlement beaucoup d’autres activités associatives. Dans un premier temps, je vais voir comment ça se passe au sein du Comité. Je vais d’abord suivre la vague. Le contexte est difficile. Et dans une structure comme le Comité, on n’est pas à l’abri d’imprévus, mais il faudra réagir avec les moyens dont on dispose. Je ferai en fonction des portes ouvertes, si une opportunité se présente et que je pense pouvoir proposer quelque chose, je le ferai. Je serai vraiment à l’écoute des clubs ».

(1) Union Française des Œuvres Laïques d'Education Physique

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