[ACTU] CORINNE RAMBAT, ELUE AU COMITE DE SKI ALPES PROVENCE


Corinne Rambat, élue au Comité Directeur du CSAP: "Le bénévolat c'est 'sans contrepartie, on n'attend rien, ca se fait naturellement, on a envie de faire partager notre passion, on apporte nos compétences, chacun avec nos moyens'".

Corinne Rambat fait partie des trois femmes élues au Comité directeur du CSAP, avec Sabine Auzet-Pey et Catherine Panzani, lors de la dernière Assemblée générale qui s’est déroulée le 10 octobre dernier. Deuxième volet de présentation avec son interview.


Corinne Rambat, 51 ans, est arrivée en 2007 dans la région des Hautes Alpes avec Philippe son époux, lequel venait d’accepter une mutation en tant que directeur de quatre restaurants franchisés dans la région. Après avoir étudié en double cursus universitaire en sociologie et psychologie, Corinne qui a fait toute sa carrière dans le marketing, la publicité et dans l’évènementiel sportif (Le tour de France, la Coupe du Monde de football…), pour de grandes entreprises françaises. Elle gère le marketing, le sponsoring et la promotion de l’enseigne aujourd’hui et fait équipe avec son mari ; elle explique comment son parcours professionnel étroitement lié à son engagement associatif (élue au Ski Club les Orres Crévoux Embrun - SCOCE depuis plusieurs années) a servi et sert encore la cause sportive.


Le sport, les clubs sportifs, la montagne représentent un monde dans lequel vous êtes immergée depuis longtemps?


« Mon métier a toujours été une expérience très prenante mais très riche aussi sur le plan relationnel pour moi. J’ai beaucoup bougé, à Paris, Grenoble, Montpellier, Toulouse. Ce fut une super période. Ensuite, j’ai eu mes deux filles, Candice et Agathe, et nous avons décidé avec Philippe de venir travailler dans les Hautes Alpes. Nous connaissions déjà cette région pour y être venu skier plusieurs fois, nous aimions déjà beaucoup le cadre et l’environnement hyper privilégié, ça nous a fait craquer, c’est un endroit idéal avec beaucoup d’infrastructures pour les jeunes, c’est une chance. »

« Avec Philippe, nous avions à cœur d’aider les clubs sportifs de notre territoire. L’Enseigne nous attribue un budget pour communiquer sur différents supports TV, radio, affichage… Nous avons une certaine liberté sur nos investissements sportifs. On a de très bonnes relations avec notre hiérarchie, ils nous font confiance. Nous profitons donc de cette manne pour aider nos clubs sur tout le département, petits ou gros. Nous avons beaucoup de sollicitations mais nous essayons de répartir justement et de faire tourner nos partenaires. Nous avons commencé par aider l’athlétisme d’Embrun (Corinne a fait de la compétition en athlétisme dans le course de sprint qui était sa spécialité) avec qui on a très longtemps travaillé parce qu’on était en phase avec les dirigeants, mais aussi le hockey à Gap et Briançon, le basket, le hand, la natation, le patinage, puis nous nous sommes un peu plus intéressés au monde du ski car nous même avions toujours pratiqué cette discipline, le but étant d’apporter plus de moyens de meilleurs outils dans ce sport. »

« Maintenant j’ai du temps à consacrer à d’autres activités, comme être bénévole au sein du Comité. Je connais déjà bien certains élus, et on s’entend bien. Ca faisait déjà un moment qu’on m’avait parlé de postes à pourvoir au Comité, d’élections à venir… Je ne me sentais pas encore prête, je me disais que c’était un cap par rapport à la que la gestion d’un club avec l’application de la politique fédérale etc. Mais ça m’intéresse justement de voir ce niveau « au-dessus ». A voir comment je peux apporter quelque chose à cette structure !"


Servir par le biais de l’engagement bénévole, qu’est-ce-que cela représente pour vous ?


« La première chose, c’est l’apport de valeurs dans les relations humaines, on apprend beaucoup et cette expérience peut nous servir pour notre propre développement et pour notre vire professionnelle, comme travailler en équipe, être à l’écoute des autres, faire des consensus... Certes, on donne beaucoup de soi en terme de temps, c’est un engagement très prenant. Ca dépend aussi de l’intensité qu’on veut donner. Il n’y a pas de contrepartie, on n'attend rien, ca se fait naturellement, on a envie de faire partager notre passion, on apporte nos compétences, chacun avec nos moyens. Aujourd’hui, les clubs sont obligés de se professionnaliser, notamment avec les gros budgets qui sont en jeu, la recherche du mécénat. On ne peut pas fonctionner comme il y a 10 ans avec un auto collant sur un bus. Economiquement, c’est compliquer de trouver des partenaires, il faut monter des dossiers de subventions que ce soit fondé, il faut avoir un réseau, c’est un vrai savoir-faire. J’ai suivi une formation sur les subventions européennes qui m’a beaucoup aidé. Tout cet engagement demande aussi de se renouveler beaucoup d’être assez créatif, il ne faut pas s’essouffler. Les clubs ont atteint un certain niveau avec des effectifs qui deviennent conséquents. Tous prennent de l’ampleur. Il faut bien tout structurer. Au SCOCE, nous avons du nordique, du loisir, de l’alpin du handiski, soit 500 licenciés avec les moniteurs. Nous avons plus d’une vingtaine de Moniteurs Fédéraux sur 30 à 40 bénévoles. Ceux-ci sont très présents pour encadrer notamment le Mercredi des neiges. »


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