LE MAL DE DOS CHEZ LES SKIEURS - DES SOLUTIONS PREVENTIVES EXISTENT

Les lombalgies sont de plus en plus fréquentes chez les athlètes français à tous les niveaux. Ce sont les filles qui souffrent le plus de maux de dos (discopathies).

« Ces pathologies induisent régulièrement des arrêts (6 mois, 1 an) qui peuvent handicaper les jeunes dans leur progression et ne pas leur permettre d’être en capacité de se sélectionner aux compétitions nationales de références en U16 et parfois même des arrêts définitifs de la compétition et du ski! Sans parler du retentissement sur leur vie d’adulte » explique Jean-Loup Cartier de la Commission médicale du Comité de ski Alpes Provence, chirurgien orthopédique à Gap.

Un travail important a été réalisé sous la houlette de ce dernier, dès les catégories U10 - U12 - U14. Une étude rédigée par François Briot préparateur physique du Comité a été récemment envoyée à tous les clubs de ski d’Alpes Provence. Aussi largement diffusée, elle s’adresse plus particulièrement aux entraîneurs et coachs sportifs (télécharger le document). Elle apporte des éléments pratiques de prévention des lombalgies avec l’intégration des exercices de gainages à l’échauffement dès le plus jeune âge, les étirements de toute la chaîne musculaire. Il s’agit aussi d’un précieux éclairage sur ce que le dos n’aime pas, sur les évolutions techniques et le matériel qui entraînent des contraintes. Toutes ces informations sont fondamentales pour exercer le métier d’entraîneur de ski alpin. « Ce problème concerne plus les spécialités d’alpin, précise Jean-Loup Cartier, mais l’idée de diversifier les pratiques et de laisser le maximum d’ouverture possible aux athlètes peut s’appliquer à n’importe quelle activité" . Et d’insister : « Le plus important pour ces jeunes est de bénéficier d’un développement musculo squelettique (et mental) harmonieux avec, en particulier, un développement de tous les muscles de manière équilibrée ».


COMMOTIONS CÉRÉBRALES


Ce point médical important est aussi l’occasion de rappeler la gravité potentielle des commotions cérébrales si elles ne sont pas traitées correctement (repos mais repos strict et le temps prescrit). Toute chute avec choc sur la tête doit faire rechercher des signes de commotion et même s’il n’y a pas eu perte de connaissance. Le moindre signe douteux (voir l’arbre décisionnel de la FFS et les nombreuses informations disponibles sur internet) doit conduire à une consultation médicale et en attendant à la mise au repos stricte du jeune.

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